La vie éternelle aux urgences – De Julia (37 ans)
Circulaire – Juillet 2026

J’étais donc assise là. Un peu épuisée, j’appuyais ma tête sur une main, tandis que de l’autre, je tenais pensivement la main de cette chère femme qui, moins d’une heure auparavant, avait donné naissance à un adorable petit garçon. Seulement la jeune maman fatiguée n’était pas, comme d’habitude, chez elle, allongée sur son canapé ou dans son lit mais sur la civière de l’ambulance. Oh là là ! Ce n’est pas ainsi que j’avais imaginé la fin de ce magnifique accouchement à domicile ! Certes, l’incident obstétrique était déjà bien maîtrisé à l’arrivée de l’ambulance mais il semblait tout de même judicieux de se rendre à l’hôpital pour un examen de sécurité. Malgré une situation entièrement stable, les ambulanciers attentionnés ont même allumé les gyrophares pour que nous arrivions un peu plus vite à destination. C’est ainsi que nous avons traversé le paysage printanier verdoyant au son d’une sirène d’urgence retentissante.
Mais cette fois-là, la beauté de la nature ne parvenait pas vraiment à me remonter le moral. Mes pensées tournaient en rond : « Qu’aurions-nous pu faire de mieux pour éviter que ce trajet ne soit nécessaire ? Aurions-nous mieux fait de… ou de… ou encore autrement… ? Pourquoi les choses se sont-elles passées ainsi ? Tout avait pourtant si bien commencé… » C’était comme si une main glaciale s’était emparée de mon cœur et m’étouffait. Des voix accusatrices voulaient prendre le dessus et tout devenait de plus en plus sombre en moi. Attends un peu… Ce mécanisme, je le connaissais bien ! Combien de fois avais-je déjà prêté l’oreille à ces voix déprimantes et mensongères ? Mais le résultat avait toujours été le même : une descente en flèche, toutes sirènes hurlantes, droit dans le bourbier de l’incrédulité. Et comme on peut s’en douter, mes détours par l’auto-accusation n’avaient jamais servi à personne. Pourquoi donc refaire le même chemin ? Un passage du message de mon beau-père Ivo lors de la Journée des Amis me revint à l’esprit :
« Il s’agit avant tout de nous ancrer profondément en Dieu… »
Quand, si ce n’est maintenant ? Accompagnée par le « pin pon » lancinant, mais avec un sourire intérieur, je pris donc la résolution dans mon cœur de m’ancrer en Dieu à cet instant précis. En ce moment même, dans cette situation pénible pour moi. En silence, j’ai déclaré à toutes ces pensées déprimantes et mensongères : « Je ne vais pas sombrer dans les profondeurs de l’incrédulité. La noirceur de ces pensées, et leur force qui torture, me prouvent qu’elles ne proviennent pas de Dieu. Je reste donc dans le Seigneur et je m’y ancrerai – quoi qu’il arrive. » Soudain, les gyrophares et le « pin pon » incessant ne me semblaient plus si terribles. Je savais simplement que tout irait bien et un grand calme m’a envahie. Je n’ai donc pas été surprise lorsque tous les examens de contrôle à l’hôpital ont donné les meilleurs résultats, à la grande stupéfaction de tous. Merci Seigneur 😊 !
Mais le ciel n’était pas encore prêt à me libérer aussi vite de mon apprentissage de la foi. Car peu de temps après, un deuxième incident médical inattendu, auquel aucun d’entre nous ne s’attendait, semblait se produire. Dans ce nouveau cas, l’exercice restait toutefois le même : s’en remettre entièrement à ce grand Dieu, quoi qu’il arrive. Une fois encore, ce calme céleste s’installa, et une fois encore, toutes les craintes du personnel hospitalier finirent par s’évanouir. Alléluia !
Le lendemain matin, je me suis réveillée le cœur rempli de gratitude. Mais je dois l’avouer : même si tous les gyrophares et les « pin pon » extérieurs s’étaient tus, le « gyrophare intérieur » continuait à clignoter un peu. La nuit s’était-elle bien passée pour la mère et l’enfant ? Tout était-il resté stable ? Mais le Seigneur a également balayé les dernières inquiétudes injustifiées de mon cœur en me touchant profondément avec ce passage du message de la Journée des Amis :
« Toutes ces méchancetés et ces tourments n’ont produit qu’une seule chose : je peux, comme fruit, faire l’expérience de l’Amour éternel, du seul Véritable et Fidèle, du seul Pur et Parfait, du seul véritablement Puissant, Majestueux et Fort. Je peux être unie à Celui qui est le Tout-Juste, le Tout-Bon, l’Infiniment-Glorieux et qui devient toujours plus glorieux. »
À ce moment-là, Ivo parlait avant tout des méchancetés et des tourments infligés par des personnes qui le persécutent, lui et nous, et qui ne cessent de nous rendre la vie difficile. Mais soudain, j’ai compris que toutes les « épreuves du quotidien » – comme par exemple le trajet en ambulance les gyrophares allumés et toutes les épreuves de la journée écoulée, ainsi que toutes les situations qui nous dépassent, visent elles aussi à produire ce beau fruit : à savoir cette union profonde avec notre Dieu merveilleux, quelles que soient les circonstances extérieures ! J’en suis venue à la conclusion que cela doit être la vie éternelle, si aucune circonstance ne peut plus nous séparer de Lui et que nous pouvons nous ancrer en Lui à chaque instant. Si nous demeurons en Lui, alors nous faisons l’expérience de la vie éternelle, même dans l’ambulance aux gyrophares allumés ! En tout cas, je ne voudrais pour rien au monde manquer ce trajet unique…
Si toi aussi tu souhaites te préparer pour le prochain trajet avec gyrophares dans ton quotidien, je ne peux que te recommander d’écouter dans leur intégralité les paroles d’Ivo lors des Journées des Amis (www.kla.tv/41334). Elles t’ancrent profondément dans la toute-puissance de Dieu ! Je te souhaite cette union avec Dieu, cette expérience profonde de Sa présence, dans tous les petits et grands trajets en ambulance de ton quotidien.
Julia
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